La presse

Les Boucles de la Saône ont rassemblé à Gray coureurs confirmés et joggers. Sous le soleil passionnément. Ambiance.

Dès le début de la matinée, on se retrouve entre coureurs, on s’échauffe en groupes, on se donne des conseils. Malgré le vent, le soleil tape fort et certains sortent même les premières crèmes solaires. Quand les Boucles de la Saône prennent un aire de vacances… Puis c’est l’heure du départ. Les groupes se dirigent vers la ligne.

L’ambiance se fait un peu plus électrique dans les premiers rang. Les organisateurs (association des Boucles de la Saône et section grayloise du Groupe athlétique haut-saônois) demandent une minute de silence en mémoire du coureur décédé en pleine course l’an dernier. Puis c’est le coup de feu et le grand départ.

Pas le temps de saluer les copains. Le gros de la troupe a déjà pris de l’avance et fonce à une vitesse effrénée vers le premier rond-point. Et c’est le début de la première et grande côte. Si elle sert d’échauffement pour les champions, les autres commencent à souffler. Une fois sur place des Tilleuls, le plus raide est passé. Mais on continue à monter, encore quelques kilomètres, jusqu’à Gray-la-Ville. Sur les trottoirs, les familles, amis et promeneurs du dimanche donnent de la voix. Les champions sont déjà loin devant. Le groupe s’effrite peu à peu. Pour certains, les démarches se font de plus en plus saccadées.

Sous le soleil, les visages, les bras et les cuisses prennent de bonnes couleurs. Le vent, quelque peu retenu par les rues de Gray recommence à souffler sur les hauts de Gray-la-Ville. Chacun s’installe cependant dans son rythme.

Devant, les champions approchent de la ligne d’arrivée : sur le quai Mavia, le sprint est lancé. Les familles et amis refont leur apparition dans la traversée de Velet, ou même quelques danseuses sont venues soutenir à leur façon les coureurs.

Le stand de ravitaillement arrive à point. Un petit coup d’éponge ou un bout d’orange : chacun son remontant. Et puis sur la gauche apparaît la Saône, resplendissante sous le soleil, dans ses habits de printemps.

Mais le groupe reprend déjà de la vitesse. Les jambes se font raides. L’arrivée sur le quai Mavia redonne des ailes au plus vaillants. Le sprint démarre aussi. Impossible de regarder les vitrines de la rue Vanoise, traversée à toute allure. Et que dire des derniers mètres ?

Avalés à fond de train, sous les hourras du public venu en masse. Et puis c’est l’arrivée, les flashes et la remise des prix.

Avec pour tous dans les yeux une nouvelle étincelle et l’impression d’avoir reculé un peu plus ses limites.

Florence MESSIAEN

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