La presse

David Salvati et Fabien Lacan ont livré un formidable duel, terminant main dans la main avant que le vésulien ne reçoive sa permission de sortie pour décrocher le record.

GRAY.- Salué par un chaud soleil, ce qui n’est pas si courant sur cette épreuve ,la dix-septième édition de la compétition organisée par André Antoine et son équipe s’est révélée être la Fête du printemps que désiraient tant les dirigeants graylois.
Un championnat régional (le 10 km) de haut-niveau, un nombre record de participation (près de 1.800 concurrents sur la totalité des épreuves), de la sportivité, du panache aussi, tout était réuni pour contribuer à la réussite de l’événement.
A commencer par le championnat régional de 10 km de courses hors-stade. Et si tous les ténors de la spécialité s’étaient donnés rendez-vous sur ce parcours, au point même de faire de l’ombre au semi-marathon programmé dans la foulée, il y eu bien David Salvati, Fabien Lacan…et les autres dimanche après-midi aux Boucles de la Saône.

Le record en plus

Le speaker de l’épreuve l’avait bien compris qui n’en finissait plus de commenter le mano-a-mano que se livraient les deux coureurs. Sur le papier Lacan (Alès) avait les faveurs du pronostic, ne serait-ce qu’en raison de son bon classement aux championnats de France où il avait fini 16ème. Mais le coureur du GAHS, David Salvati, pour ainsi dire sur ses terres, n’avait rien à lui envier en ce jour. Mais c’était bien le seul dans une course qui aura duré en tout et pour tout deux kilomètres, vis-à-vis du suspense s’entend. Deux kilomètres, peut-être un peu moins, c’est la distance qui aura été nécessaire au duo, encore accompagné de Younès Charid (FC Sochaux), le vainqueur de Lure la semaine passée, pour faire la différence avec le gros de la troupe.
A 20 km/h dans les bosses, à plus de 22km/h sur les rives de la Saône, Charid finissait par renoncer à suivre les deux fous-furieux qui caracolaient en tête. On le comprend.
Du nanan, pour le commentateur qui faisait monter la pression chez les spectateurs massés sur la ligne d’arrivée en annonçant par avance un sprint dont on allait parler dans les annales. Pas de chance, la sportivité, le respect mutuel, l’emportaient sur la victoire à tout prix. Et c’est main dans la main que Salvati et Lacan franchissaient les cent derniers mètres, juste avant le poteau d’arrivée que Salvati atteignait en vainqueur avec la bénédiction de l’ex-Dolois, raflant au passage un record (30’47) établi l’an dernier par son coéquipier Philippe Pinot. Superbe. On en arrivait presque à oublier que dans le semi-marathon Sickler et Breney eux-aussi se lançaient un sacré défi que le premier nommé finissait par emporter.

“Humble”

  • David Salvati (GAHS vainqueur du 10km et champion régional) : “Il faut remettre les choses à leur place.. Aux championnats de France, Fabien (Lacan) fait 16ème alors que je suis 27ème , c’est dans ce genre d’échéance qu’on voit vraiment les hommes forts. Ceci dit, je suis satisfait de ma course. Mais il faut rester humble, Lacan était un peu fatigué sur cette épreuve. Maintenant place à la piste.”
  • Fabien Lacan (Alès, second du 10km) : “J’avais coupé après les championnats nationaux de cross. J’étais un peu juste aujourd’hui. David était plus fort que moi, je lui ai dit de partir. Il n’en a pas rajouté même s’il était mieux. Maintenant j’ai besoin de récupérer.”
  • Younès Charid (FC Sochaux, troisième du 10km) : “A partir du cinquième kilomètre c’est devenu vraiment difficile. En venant ici, et même si j’avais gagné à Lure, je savais que je ne pouvais pas faire mieux que troisième. Je ne suis pas un spécialiste de cette distance. De toute manière il n’est pas facile de rivaliser avec de tels coureurs.”
  • Christian Sickler (Bologne, vainqueur du semi-marathon) : “J’ai bénéficié du transfert de tous les favoris sur le dix km. Tant mieux pour moi. Depuis quelques années je finissais 5 ou 6ème de cette épreuve. Je gagne aujourd’hui mais je m’étais préparé en conséquence. Breney m’a donné un sérieux coup de main sur le parcours retour, contre le vent, en prenant des relais.”

La course endeuillée

Un accident rarissime (11 cas par an sur les 5000 épreuves hors-stade organisées en France) est venu gâcher la course hier. Philippe Baudry, domicilié à Besançon et licencié en individuel, est décédé d’un accident cardiaque alors qu’il terminait le semi-marathon. Immédiatement assisté par un médecin de Fougerolles qui courait dans sa foulée, puis par les spécialistes du SMUR, le coureur bisontin n’a malheureusement pu être sauvé.

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